Nos athlètes à Tokyo

Plus d’une dizaine d’athlètes de Plaine Commune ont reprtésenté leur ville et leur club aux Jeux de Tokyo. Tennis de table, football, para dressage, rugby-fauteuil, basket, trampoline ou encore handball... Toutes et tous ont découvert la pratique du sport de haut niveau dans un des clubs de notre territoire. Toutes et tous portent la richesse et la diversité des pratiques sportives proposées dans nos villes.

Pour la plupart de ces athlètes, Tokyo était leur première expérience olympique ou paralympique. Mais toutes et tous rêvent déjà des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024.

Pour honorer l’olympisme, le sport et pour redire notre fierté d'accueillir les Jeux en 2024, Plaine Commune vous propose un suivi de ses athlètes sur son site Internet et ses réseaux sociaux via #PlaineCoVitTokyo

Prithika Pavade

Itinéraire d'une pongiste surdouée

À  16 ans, Prithika Pavade sera l'une des plus jeunes athlètes de la délégation française présente aux Jeux de Tokyo. Une qualification acquise à la surprise générale, elle, qui avait surtout pour point de mire les Jeux 2024. Mais Prithika arrive encore à surprendre ses proches.

« C’est un phénomène. Nous nous étions fixés comme ambition les Jeux de 2024, mais elle nous a bluffés en gagnant sa place. Être parmi les deux joueuses à représenter son pays, à 16 ans, c’est déjà un exploit considérable », assure Jean-Claude Molet, le président du Saint-Denis US93 tennis de table.

Timothée Adolphe

De l’or dans les jambes

Sacré une nouvelle fois champion d’Europe sur le 400m, le 3 juin dernier, Timothée Adolphe affiche l’un des beaux palmarès du handisport français. À Tokyo, l’athlète de Saint-Denis Émotion comptera parmi les favoris des épreuves du 400m et du 100m.

Son rêve : briller à Tokyo et fouler pour la première la piste du Stade de France pour les Jeux 2024.

Médaillé d'argent au 100m T11

Diandra Tchatchouang

À Tokyo avec le numéro 93 collé au cœur

Diandra Tchatchouang est l’un des piliers de l’équipe de France de basket-ball.  À 30 ans, elle va vivre ses premières olympiades. Elle n’a donc pas fait partie de la belle aventure des Françaises à Rio qui avaient fini à une belle 4e place.

Cette fois, Diandra tiendra sa place. En parallèle de sa carrière de sportive, Diandra est une infatigable ambassadrice de la Seine-Saint-Denis partout dans le monde en arborant fièrement le numéro 93 sur son maillot. Une façon de rendre ce que le basket club courneuvien lui a donné.

Diandra a fondé Study Hall, une association qui assure aux jeunes un suivi scolaire entre la fin des cours et le début des entrainements sportifs. La basketteuse est également très impliquée pour favoriser la pratique du sport féminin ainsi que dans la promotion de Paris 2024.

Modibo Sagnan

De Villetaneuse à Tokyo

Modibo Sagnan, 22 ans, fera partie de l’équipe de France de football lors des Jeux de Tokyo.

Né à Saint-Denis, il évolue au club de Villetaneuse de 2009 à 2012, avant d’intégrer le centre de formation du RC Lens de 2012 à 2018. Modibo joue actuellement pour la Real Sociedad, l’un des grands clubs du prestigieux championnat espagnol.

Pour Mohand Tamazouzt, le président du CS Villetaneuse, la sélection olympique de Modibo sonne « comme une récompense du travail fourni par son club depuis des années. » Et d’ajouter : « Modibo est resté très attaché au club. Il nous a rendu une petite visite la semaine dernière, avant de partir au Japon. Il a passé du temps avec les enfants du club. Il a confié aussi sa fierté de participer aux Jeux. Nous suivrons son parcours avec passion. »

Azeddine Habz

"Rien n'est impossible"

Azeddine Habz est agent de Pierrefitte-sur-Seine. Ancien du club Pierrefitte Multi Athlon Villetaneuse, il devient champion de France de semi-marathon en 2018, puis du 3000m en 2020. En juin 2021, il décroche sa sélection pour le 1500m aux Jeux de Tokyo. Classé 55e au classement mondial de 2021, on lui souhaite de décrocher la première place aux JO !

Alexandre Cassin

À Tokyo pour grandir avant Paris 2024

Alexandre Cassin est, avec Prithika Pavade, l’autre grand espoir du Saint-Denis US93 tennis de table. Le pongiste de 21 ans, actuellement 143e joueur mondial, s’est qualifié pour Tokyo. Issu du dispositif Génération 2024, Alexandre est un athlète prometteur pour les Jeux 2024. Avec cette qualification, Alexandre devient le 4e joueur du Saint-Denis US93 tennis de table à prendre part à une olympiade.

Anita Blaze

Une revanche à prendre à Tokyo

« Dès qu’on revêt les couleurs de l’équipe de France, surtout d’escrime, on a pour objectif une médaille », martèle Anita Blaze, membre de l’équipe de France féminine de fleuret.

Licenciée à l’Aubervilliers escrime club, l’athlète confie : « J’ai échoué sportivement aux Jeux de Londres, j’étais blessée pour les Jeux de Rio, alors ces Jeux de Tokyo, j’ai beaucoup d’ambition. » Mais pour l’escrimeuse, comptable au Département de la Seine-Saint-Denis où elle bénéficie du dispositif Athlètes de haut niveau, son rêve olympique la guide jusqu’aux Jeux de Paris 2024 : « J’ai envie de vivre les épreuves d’escrime au Grand Palais, comme lors des championnats du monde organisés en 2010, cela avait été magique. »

Médaillée d'argent au fleuret en équipe

Kalidiatou Niakaté

Du CMA handball d'Aubervilliers aux Jeux de Tokyo

C’est en suivant l’exemple de sa sœur que Kalidiatou Niakaté décide se lancer dans le handball. Elle s’inscrit au CMA handball d’Aubervilliers où la jeune joueuse y fait ses gammes durant près de 8 ans. Ensuite, c’est la voie royale. Elle intègre le pôle France puis la sélection nationale junior.

En 2014, elle s’illustre aux championnats du monde junior en inscrivant 27 buts, impressionnant pour une arrière. Une ascension fulgurante puisqu’elle fait partie, à seulement 21 ans, de l’équipe championne du 2017. Du haut de son joli palmarès (championne d’Europe et championne du monde), Kalidiatou connaîtra ses premières olympiades.

« Pour une athlète, participer aux jeux, c’est au-dessus de tout. D’abord, c’est une compétition qui ne se tient que tous les 4 ans, ensuite, c’est une ambiance particulière. J’ai hâte de découvrir le Japon et d’y ramener une médaille », avoue-t-elle. Une ambition largement atteignable lorsqu’on connaît la qualité du handball français.

Médaillée d'or en handball

Cédric Nankin

La locomotive du rugby-fauteuil fait une halte à Tokyo

Cédric Nankin, natif de Saint-Denis, est le pilier de l’équipe de France de rugby-fauteuil.

Ce défenseur intraitable a déjà participé aux Jeux de Rio d’où il en a tiré une expérience mémorable : « Je me souviens de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques devant 100 000 spectateurs installés dans le stade mythique du Maracana, à Rio. Jamais il n’y a eu une ambiance comme celle-ci pour des Jeux paralympiques. C’est un souvenir intense, une émotion indescriptible. »

Pour l’athlète, bénéficiant Athlète de la SNCF, Tokyo ne sera pas sa dernière campagne. Il se projette déjà dans les Jeux 2024 dont il espère qu’ils seront « l’occasion d’une immense fête populaire. »

Althéa Laurin

Première médaille de Plaine Commune

La Spinacienne, Athéa Laurin, 19 ans, vient de décrocher la médaille de bronze en Taekwondo, un art martial coréen. Un sport qu’Althéa a découvert à l’Ecole municipale des sports d’Epinay-sur-Seine à l’âge de 8 ans.

Médaillée de bronze en taekwondo

Chiara Zenati

La passion du cheval au grand galop

Après l’essai de plusieurs sports, Chiara Zenati découvre dans le para dressage équestre sa véritable passion et dans le Centre équestre UCPA La Courneuve, une deuxième famille.

« Avec les chevaux, j’ai tout de suite eu un lien fort. Avec eux, j’ai repris confiance en moi et surpasser mon handicap. Je suis entrée au Centre équestre  UCPA à l'âge de 6 ans, pour moi c’est comme une seconde maison. » La jeune athlète goûte aux joies de la compétition et excelle dans l’art du dressage équestre.

« Une discipline où la complicité avec son cheval est primordiale. » Chiara, à tout juste 18 ans, prendra part à ses premières olympiades avec Swing Royal, son cheval. « Je vais à Tokyo avec de grandes ambitions. C’est certain, ça sera une expérience extraordinaire, un avant-goût des Jeux de Paris en 2024. »

Allan Morante

Du palais des sports de Saint-Denis aux Jeux de Tokyo

Après une courte expérience en natation, les parents d’Allan Morante ont cherché à occuper leur fils. « J’étais un peu turbulent, il me fallait un sport dans lequel je me dépense. C’est à l’âge de 8 ans, lors d’une journée portes ouvertes au Palais des sports de Saint-Denis, que j’ai découvert le trampoline. »

20 ans après, Allan Morante compte parmi les 10 meilleurs trampolinistes au monde. Une ascension progressive due, notamment, à Christian Jamar, son entraîneur historique au sein du club la Dionysienne. Tokyo seront ses premiers Jeux. À 27 ans, sa 4e place mondiale, acquise lors des mondiaux de 2017, lui laisse entrevoir la possibilité d’une médaille.

L’autre atout d’Allan, c’est qu’il connaît très bien le Japon : « J’y suis allé 6 fois déjà, nous avons partagé pas mal de stages avec les gymnastes japonais. Je ne serai pas surpris par l’ambiance parfois un peu particulière qui règne dans ce pays que j’adore. »

Après sa carrière, qu’il espère mener après les Jeux de 2024, Allan pense se reconvertir dans le métier d’ingénieur informatique. Il confie : « J’ai fait une pause dans mes études pour me consacrer pleinement à ma carrière de gymnaste de haut niveau. Les gens connaissent tous le trampoline, mais peu savent qu’il s’agit d’un sport très concurrentiel exigeant beaucoup de sacrifices. »