Violences conjugales : une prise de conscience et mobilisations sans précédents

Déclaration du président

Publié le

Mardi 26 novembre 2019

SÉCLARATION DU PRÉSIDENT

Lors de la mobilisation nationale sans précédent samedi 23 novembre, une marée violette a envahi la capitale pour demander une loi-cadre et un budget annuel d’un milliard d’euros afin de combattre les violences faites aux femmes. Les actions militantes des femmes menées depuis des décennies portent enfin leurs fruits, permettant aujourd’hui une prise de conscience généralisée de la gravité de la question. Portée par le mouvement associatif, c’est une population mixte et très jeune qui a exprimé dans la rue  à la fois sa colère et l’espoir que cela puisse changer.

La date du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, a été choisie par le Gouvernement pour clore le Grenelle des violences conjugales lancé le 13 septembre dernier.  Le premier ministre Edouard Philippe a annoncé aux côtés de la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, une quarantaine de mesures en conclusion de ces travaux. Si certains dispositifs présentés méritent d’être salués, comme la création d’une circonstance aggravante en cas de violences ayant conduit à un « suicide forcé » et la suppression de l’obligation alimentaire pesant sur les descendant.e.s à l’égard de leur ascendant.e.s reconnus coupables de violences, l’ensemble des mesures annoncées restent encore loin des attentes. Elles doivent être renforcées pour constituer une réponse à la hauteur de l’impérieuse nécessité qu’il y a d’agir.

« Il faut que l’on se donne réellement les moyens d’en finir avec les féminicides. Tant que la spécificité des violences faites aux femmes ne sera pas reconnue, ni prise très au sérieux, on ne pourra la combattre » souligne Angèle Dione, conseillère de Plaine Commune déléguée à l’Égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations.