La qualité de l’air à Plaine Commune
Le territoire de Plaine Commune est particulièrement concerné par les enjeux de qualité de l’air, du fait d’une forte concentration des sources d’émissions (transports, densité d’habitat, activités industrielles, etc.). Bien que les concentrations en polluants atmosphériques aient baissé de manière importante depuis le début des années 2000, le sujet reste une préoccupation majeure pour garantir un environnement sain à la population.
La qualité de l’air à Plaine Commune
De nombreuses activités humaines peuvent dégrader la qualité de l’airen augmentant les concentrations de polluants atmosphériques dans l’air ambiant. Au-delà d’un certain seuil, respirer cet air peut entraîner des maladies, comme de l’asthme, des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des infections respiratoires, etc. Longtemps méconnu, l’impact sur la santé publique a été pris en compte depuis la fin du XXème siècle et la qualité de l’air n’a de cesse de s’améliorer de décennie en décennie. Le territoire de Plaine Commune ne fait pas exception, et il n’y avait presque plus de dépassement des valeurs limites réglementaires en 2024.

Légende : Les principaux polluants présents dans l’air sur le territoire de Plaine Commune sont le dioxyde d’azote (NO2), les particules (PM10) et les particules fines (PM2,5).
Les concentrations en polluants restent toutefois encore largement au-dessus des seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et il est indispensable d’agir encore pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons. Par exemple, respecter ces recommandations pour les particules fines PM2,5 permettrait qu’accroître l’espérance de vie des habitants de Plaine Commune de plus de 10 mois.
Les sources de pollution de l’air à Plaine Commune
Les principales activités émettrices de polluants sur le territoire de Plaine Commune sont les transports (à 40 % du fait du trafic sur les autoroutes A1 et A86), le chauffage au bois, les chantiers et travaux de construction, et la production d’énergie au gaz. La politique de mobilité qui accompagne la réduction de la place des véhicules thermiques au profit de mobilités douces ou collectives comme le vélo, les transports en commun ou la marche, constitue un levier central dans cette politique de santé publique. L’électrification du parc automobile est également un levier d’amélioration de la qualité de l’air.
Pour aller + loin
La baisse relative des émissions liées au trafic routier fait ressortir de nouvelles priorités pour se rapprocher encore des recommandations de l’OMS. C’est notamment le cas du chauffage au bois, qui est la principale source d’émissions de particules fines (PM2,5) qui sont particulièrement nocives pour la santé. Alors qu’on considère que moins de 5 % de la population utilise le bois comme source de chauffage, cela constitue plus de la moitié des sources d’émissions. C’est en particulier le cas pour les cheminées et foyers ouverts, qui sont souvent utilisés à titre récréatif et non comme un moyen de chauffage. A titre d’exemple, Airparif publiait en 2025 qu’une après-midi de feu de cheminée équivalait à cinq aller-retours Paris-Marseille avec un véhicule Crit’Air 5 en termes d’émissions de particules fines PM2,5.
D’autres activités génèrent de la pollution de manière significative. Les travaux et les chantiers peuvent parfois entraîner de la poussière (terrassement, démolition, etc.), ce qui nécessite d’adapter les processus constructifs et les méthodes de chantier pour limiter la pollution.Les installations de production d’énergie collective, notamment les dernières chaufferies au gaz alimentant le réseau de la Compagnie parisienne de chauffage urbain ainsi que le site d’incinération de déchet à Saint-Ouen, sont également d’importantes sources d’émissions de manière plus localisée.
Plaine Commune agit pour la qualité de l’air
Depuis sa création, Plaine Commune agit pour améliorer la qualité de l’air de ses habitants. En décembre 2025, l’EPT a adopté un nouveau Plan air, concomitamment à l’adoption de son Plan climat air énergie territorial. La collectivité s’y engage à améliorer la qualité de l’air et garantir un environnement sain aux habitants du territoire, en poursuivant trois objectifs :
- Plaine Commune vise le respect des seuils intermédiaires 2030 en matière de qualité de l’air, pour atteindre à terme les seuils recommandés par l’OMS. La marche à gravir est importante, et les leviers pluriels, nécessitant une coordination avec de nombreuses parties prenantes.
- Plaine Commune ambitionne de réduire les émissions de polluants atmosphériques de son territoire par rapport à 2005 de 77 % pour les oxydes d’azote (NOx), de 58 % pour les particules fines PM2,5 et de 56 % pour les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) d’ici 2032. Le rythme de réduction s’intensifie au cours du plan du fait du lancement d’actions découlant d’études prévues ou en cours.
- Plaine Commune met en place des mesures de protection des habitants strictes et ambitieuses par la mise à distance des populations par rapport aux axes routiers les plus polluants au travers de ses politiques d’urbanisme.
Les leviers activés par Plaine Commune
- La baisse des émissions liées aux véhicules thermiques sur le territoire en incitant au report vers les mobilités douces et en investissant dans les infrastructures le permettant
- La protection de la population vis-à-vis des sources de pollution dans la fabrique de la ville par de restrictions strictes dans les autorisations d’urbanisme
- Le lancement d’une réflexion sur le recours au bois énergie sur le territoire et ses différents usages par la population afin de préfigurer des actions à mettre en place collectivement avec les autres territoires
- L’élaboration d’une charte chantier propre pour améliorer les pratiques des acteurs intervenant sur les chantiers
La baisse des émissions liées aux véhicules thermiques sur le territoire en incitant au report vers les mobilités douces et en investissant dans les infrastructures le permettant ; en soutenant le déploiement de la ZFE, à condition qu’il ne se fasse pas au détriment des ménages les plus modestes pour lesquels le changement de véhicule est plus difficile
Adopter les bons gestes à l’intérieur de son logement
Bien souvent, la qualité de l’air est en fait plus mauvaise à l’intérieur des logements qu’à l’extérieur, car de nombreuses autres sources d’émissions s’ajoutent à celles déjà présentes à l’extérieur. Certaines bonnes pratiques peuvent permettre de s’assurer un environnement intérieur sain :

